Et voici que mon âme, toute nue,
m'abandonne et se sauve dans la foule:
Elle va, saute et bondit dans la rue.
Elle court d'un déchet vers une ordure,
D'une ordure vers une saleté;
Ajoutant un peu plus de pourriture
A sa hideuse personnélité.
Et je regarde, je regarde encore,
Cherchant mon âme dans l'obscurité,
Il ne reste plus, hélas ! que mon corps,
Ma haine et pas mal d'autres saletés.
